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Benoit, astrophysicien

BESANCON (25)

Interview menée par Louise, élève de 3ème !
Témoignage #conseils #metier #parcours

Bonjour, est-ce que vous pouvez vous présenter ?


Bonjour, je suis Benoit Noyelles, 47 ans, enseignant-chercheur en astrophysique à l’Université Marie-Louis Pasteur à Besançon. 


Quelles formations vous avez faites ?

J'ai fait un Bac scientifique suivi d’une prépa pour intégrer une école d’ingénieur. J’ai ensuite obtenu un DEA (l'équivalent d'un Master 2) d’astronomie à l’observatoire de Paris, avant de soutenir une thèse en mécanique céleste sur Jupiter et Saturne. En 2005, j’ai rejoint l’Université de Namur en Belgique, où j’ai notamment travaillé sur la mission BepiColombo, actuellement en route vers Mercure. Depuis 2018, je suis en poste à Besançon : mes recherches se concentrent principalement sur les petits corps du système solaire, qui est la spécialité ici.

Pourquoi vous avez choisi ce métier, c’était un rêve d’enfant ?

Oui ! J’ai grandi avec les images des sondes Voyager 1 et 2, celles qui ont visité les 4 planètes extérieures du système solaire, c’est un évènement très rare.

Au quotidien, vous êtes 50% enseignant 50% chercheur ?

Voilà. Les tâches administratives prennent parfois le pas sur la recherche, je suis responsable d’un Master 2, les papiers me prennent beaucoup de temps. Je fais moins de recherche que je ne le voudrais. Il se trouve que j’aime bien enseigner mais ce n’est pas le cas de tout le monde !

Quelles qualités il faut avoir pour faire ce métier ?

Il faut être passionné, aimer les sciences et accepter de faire des études longues. La partie enseignement, ce n’est pas quelque chose pour laquelle on est formés, ça s’apprend sur le tas.

Pour faire ce métier, il faut être passionné !
photo benoit astrophysicien

Mon conseil

  • C'est important de bien travailler dès le lycée afin d’obtenir de bons résultats, que ce soit pour intégrer une prépa ou l’université après le bac. Je recommande la prépa pour s'habituer au travail rigoureux, et il ne faut pas se contenter du minimum.

Bonjour, est-ce que vous pouvez vous présenter ?


Bonjour, je suis Benoit Noyelles, 47 ans, enseignant-chercheur en astrophysique à l’Université Marie-Louis Pasteur à Besançon. 


Quelles formations vous avez faites ?

J'ai fait un Bac scientifique suivi d’une prépa pour intégrer une école d’ingénieur. J’ai ensuite obtenu un DEA (l'équivalent d'un Master 2) d’astronomie à l’observatoire de Paris, avant de soutenir une thèse en mécanique céleste sur Jupiter et Saturne. En 2005, j’ai rejoint l’Université de Namur en Belgique, où j’ai notamment travaillé sur la mission BepiColombo, actuellement en route vers Mercure. Depuis 2018, je suis en poste à Besançon : mes recherches se concentrent principalement sur les petits corps du système solaire, qui est la spécialité ici.

Pourquoi vous avez choisi ce métier, c’était un rêve d’enfant ?

Oui ! J’ai grandi avec les images des sondes Voyager 1 et 2, celles qui ont visité les 4 planètes extérieures du système solaire, c’est un évènement très rare.

Au quotidien, vous êtes 50% enseignant 50% chercheur ?

Voilà. Les tâches administratives prennent parfois le pas sur la recherche, je suis responsable d’un Master 2, les papiers me prennent beaucoup de temps. Je fais moins de recherche que je ne le voudrais. Il se trouve que j’aime bien enseigner mais ce n’est pas le cas de tout le monde !

Quelles qualités il faut avoir pour faire ce métier ?

Il faut être passionné, aimer les sciences et accepter de faire des études longues. La partie enseignement, ce n’est pas quelque chose pour laquelle on est formés, ça s’apprend sur le tas.

Quelle différence entre astronome et astrophysicien ?

L’astrophysicien est un physicien qui fait de l’astronomie ! Certains sont purement mathématicien par exemple.

Et donc, qui fait des observations ?

Ce sont plutôt des physiciens, voir des chimistes. Moi je suis théoricien, donc plutôt dans les calculs, je ne suis pas observateur. En fait, on observe le ciel vraiment depuis Galilée et les premières lunettes. Maintenant on a des technologies plus poussées.

Bonjour, est-ce que vous pouvez vous présenter ?


Bonjour, je suis Benoit Noyelles, 47 ans, enseignant-chercheur en astrophysique à l’Université Marie-Louis Pasteur à Besançon. 


Quelles formations vous avez faites ?

J'ai fait un Bac scientifique suivi d’une prépa pour intégrer une école d’ingénieur. J’ai ensuite obtenu un DEA (l'équivalent d'un Master 2) d’astronomie à l’observatoire de Paris, avant de soutenir une thèse en mécanique céleste sur Jupiter et Saturne. En 2005, j’ai rejoint l’Université de Namur en Belgique, où j’ai notamment travaillé sur la mission BepiColombo, actuellement en route vers Mercure. Depuis 2018, je suis en poste à Besançon : mes recherches se concentrent principalement sur les petits corps du système solaire, qui est la spécialité ici.

Pourquoi vous avez choisi ce métier, c’était un rêve d’enfant ?

Oui ! J’ai grandi avec les images des sondes Voyager 1 et 2, celles qui ont visité les 4 planètes extérieures du système solaire, c’est un évènement très rare.

Au quotidien, vous êtes 50% enseignant 50% chercheur ?

Voilà. Les tâches administratives prennent parfois le pas sur la recherche, je suis responsable d’un Master 2, les papiers me prennent beaucoup de temps. Je fais moins de recherche que je ne le voudrais. Il se trouve que j’aime bien enseigner mais ce n’est pas le cas de tout le monde !

Quelles qualités il faut avoir pour faire ce métier ?

Il faut être passionné, aimer les sciences et accepter de faire des études longues. La partie enseignement, ce n’est pas quelque chose pour laquelle on est formés, ça s’apprend sur le tas.

Quelle différence entre astronome et astrophysicien ?

L’astrophysicien est un physicien qui fait de l’astronomie ! Certains sont purement mathématicien par exemple.

Et donc, qui fait des observations ?

Ce sont plutôt des physiciens, voir des chimistes. Moi je suis théoricien, donc plutôt dans les calculs, je ne suis pas observateur. En fait, on observe le ciel vraiment depuis Galilée et les premières lunettes. Maintenant on a des technologies plus poussées.

photo observatoire besançon

Et donc les coupoles qui sont derrière vous servent encore ?

Elles ne sont plus utilisées dans la recherche. Elles ont servi à donner l’heure : on peut en fait déterminer l’heure en observant les étoiles qui passent au niveau du méridien. Maintenant, on a des horloges atomiques qui sont sous vos pieds ! Je vous rassure, elles ne vous irradient pas ahah. Aujourd’hui, on a des télescopes plus puissants dans d’autres pays et dans l’espace. 

Est-ce que vous voyagez dans votre métier ?

On voyage parfois pour des conférences ou des collaborations scientifiques : j’ai par exemple passé six mois en Californie, trois semaines au Brésil et trois mois en Chine.… Ça se fait de moins en moins car on fait attention au bilan carbone, et ça coute cher bien-sûr. 

Du coup, j’imagine que vous êtes totalement bilingue ?

Je crois oui. Je parle anglais avec un fort accent français. On comprend bien les Américains mais c’est plutôt eux qui ne nous comprennent pas toujours. 

Vous travaillez plutôt en solitaire ou en équipe ?

Les chercheurs travaillent plutôt en équipe, surtout les observateurs, moi moins. Certains travaux de recherches réunissent jusqu’à 80 voire 100 chercheurs. C’est très variable en fonction des spécialités de chacun.

Est-ce que vous avez une planète, une étoile ou une constellation préférée ?

Je dirais Saturne. J’ai beaucoup travaillé sur le sujet, et les anneaux c’est magnifique ! On a la chance d’en avoir énormément d’images
 

Est-ce que vous pensez qu’on ira un jour sur Mars ?

Selon moi c’est surtout une question de volonté politique car on a les capacités de le faire. Bien sûr, ce n’est pas évident : il faut compter 8 mois de voyage aller-retour, avoir les ressources sur place, que les conditions soient bonnes etc…

Est-ce qu’il y a beaucoup de filles qui veulent faire ce métier ? Il y a des femmes dans vos équipes ?

Il y a eu une femme dans l’équipe, qui a récemment pris sa retraite. Actuellement, dans notre licence de physique, on compte seulement 4 filles sur 25 étudiants. Les filières scientifiques attirent encore trop peu de jeunes filles. C’est d’autant plus regrettable que la France a pourtant été précurseur dans la place accordée aux femmes scientifiques.

Mis à jour le 23/01/2026